Les
Haïkus mongols sont composés dune série
dimages prises au moyen dun panoramique, utilisé
comme un carnet de notes, de croquis et de textes. Ces images ont été
réalisées au cours de cinq voyages, de 1996 à 2000,
en diverses régions et saisons.
Ce travail a été récompensé en 1999 par
une mention spéciale au Prix Kodak de la Critique, puis en 2000
par la bourse « Chroniques Nomades ». Il a fait lobjet
de nombreuses parutions dans la presse nationale (Libération,
Le Monde, Courrier International, Madame Figaro..) et internationale
(Animan, Die Zeit, Luna Cornea
)
" Du format en long, du grain épais, de la faiblesse des
contrastes, Sophie Zénon tire parti avec une remarquable justesse,
sans rien concéder au pitoresque et au spectaculaire. Pas de
rhétorique ici, une simplicité réelle et non point
calculée."
Philippe Dagen, Le Monde, 14 août 2000.
"La
Mongolie, source de vie.
En 1996, cinq ans après le départ des Russes, Sophie Zénon
est arrivée en République de Mongolie. Puis elle est revenue
lété suivant, sinstallant dans la vallée
de lOrkhon, au sud-ouest de la capitale : Oulan-Bator. Là,
sous la yourte de Niama et Maahuu, éleveurs nomades de moutons,
de chevaux et de yacks, elle a partagé leurs rires, leurs rites
et même leurs chants. Sur les photographies prises lors de ses
voyages avec son appareil plastique made in China, on saperçoit
de son attirance pour limmensité, de ce quelque chose qui
ressemblerait au début du monde, et de son désir de cerner
les visages au plus près, histoire daimablement détourner
lidée même du panoramique."
Brigitte Ollier, critique.
Texte dintroduction de lexposition au Centre de la Photographie
de Lectoure, juillet 2000